STAGE DEBITMETRIE

 

Leçon préparatoire n°1

Critères de sélection des débitmètres

 

François BOUTEILLE (AirProfil)

Version du 26 mars 2018

 

Table des matières

Mesurer les débits de fluides industriels. 1

La question de l’étendue de mesure et du débit minimal 2

Les organes déprimogènes normalisés. 2

Les débitmètres « non normalisés ». 3

Les débitmètres à turbine. 3

Les débitmètres à effet « vortex ». 3

Les débitmètres « massiques thermiques ». 3

Les débitmètres à ultrasons à différence de temps de transit. 3

La question de l’incertitude de mesure. 4

La précision des mesures de débit « non normalisées ». 4

La précision des mesures de débit « normalisées ». 4

Les stages « pratico-pratiques » organisés par Airprofil 5

 

 

Mesurer les débits de fluides industriels

Si vous faites partie des clients ou du réseau de relations d’AirProfil, il est assez vraisemblable que vous utilisiez des débitmètres ou des résultats de mesures fournis par des débitmètres. Cette petite « leçon » pourrait, nous l’espérons, vous intéresser.

Rappelons qu’un débit, en mécanique des fluides, est une grandeur exprimée en unités de volume (ou de masse) par unités de temps :

·         On mesure habituellement les débits de vapeur en tonnes par heure.

·         Dans l’aéronautique, les débits d’air comprimé des compresseurs d’air embarqués sont exprimés en « pounds per minute », alors qu’au niveau du sol, on utilisera souvent des « mètres cubes standards » à 15°C et 101325 Pa sans correction de la teneur en vapeur d’eau.

·         Les débits de gaz naturel sont exprimés en « normo-mètres cubes » à 0°C & 101325 Pa.

·         Les débits de vide ont aussi leurs unités de mesure dédiées, moins connues, dont on parlera dans la suite du stage.

Ce petit « post » a pour but de vous aider à comprendre pourquoi vos mesures sont quelquefois un peu fausses (ou même très fausses !) et comment ceci peut souvent être, en partie, évité.

Cette question des erreurs de mesures sur les débits de fluides tels que la vapeur ou l’air comprimé est certainement problématique à plusieurs égards :

·         Il arrive que des mesures de débit soient utilisées pour facturer et que l’Exploitant fasse cadeau d’un débit « talon » à son client.

·         Il arrive que l’Exploitant facture plus que la réalité, ce qui est très gênant.

·         Il arrive, enfin, qu’un auditeur énergétique calcule des « Indicateurs de Performance Energétique » (IPE) à partir de mesures erronées et consacre ensuite des heures à en interpréter les dérives imaginaires.

Nous allons vous présenter ici, dans cette première leçon du stage AirProfil, des connaissances très basiques et très simples qui concernent tous les débitmètres.

Dans les prochaines leçons préparatoires au stage « Débitmétrie », nous vous parlerons aussi d’erreurs de mesures plus spécifiques qui concernent certains fluides particuliers, comme l’air comprimé, la vapeur et le gaz naturel.

La question de l’étendue de mesure et du débit minimal

Si vous voulez de bons résultats de mesures, il est impératif que la valeur instantanée du débit qui est mesurée par votre débitmètre appartienne à la plage comprise entre deux valeurs limites :

·         le débit minimal mesurable Qmin,

·         le débit maximal mesurable Qmax, que l’on appelle « étendue de mesure ».

Si vous respecter cette règle, vous avez des chances de mesurer à peu près correctement.

Si vous ne respectez pas cette règle, on doit s’attendre à des erreurs de débit notables, soit par excès, soit par défaut !

 

Que peut-on dire d’utile sur Qmin et Qmax, pour diverses technologies de débitmètres ? On verra dans la suite du cours comment ces divers débitmètres fonctionnent. On ne s’intéresse ici qu’à leur « plage de débit ».

 

...

 

 

Vous pouvez demander la suite de cet article à l'adresse : cbernard@airprofil.com

 


Séchages en séries dans des modules de production d’air comprimé parallèles

Une introduction au stage AirProfil sur la conduite des installations d’air comprimé

 

Préparer votre cours présentiel en travaillant sur ce document et en suivant la chaîne d’AirProfil : Leçon 3

Par François BOUTEILLE

Rédaction initiale : 29/01/2018

MAJ : 04/02/2018

Gérant de la SARL AIRPROFIL – Lieu-dit Les Robins – 86260 Angles sur l’Anglin

Tel : +33 (0)6 12 156 155 – Inscriptions : www.airprofil.fr ou +33 (0)5 49 48 35 43

 

Table des matières

Un schéma visant à fiabiliser le séchage ou à sécher en deux étapes. 2

Comprendre le fonctionnement du schéma (CR(SS)i)j ou CRSSij 3

Présentation du schéma CRSS. 3

Comment fonctionne le schéma CR-SF-SA ?. 4

Comment fonctionne le schéma CR-SF-SF ?. 5

Comment fonctionne les schémas CR-SD et CR-SM ?. 5

Comment fonctionne le schéma CR-SA-SA ?. 5

Le schéma CRSSij du point de vue des 5 métiers. 6

Direction. 6

Achats. 6

Conception. 6

Exploitation. 6

Management de l’énergie, de la qualité, des risques ou des connaissances. 7

Préparer votre cours présentiel 7

 

 


 

Un schéma visant à fiabiliser le séchage ou à sécher en deux étapes

unités, ou les technologies de sécheurs d’air comprimé et leurs nombreuses variantes.

Sur de nombreux sites industriels, on a le souci de sécher l’air comprimé avec un soin particulier :

1.       Le but peut porter sur la volonté de sécher l’air comprimé de manière particulièrement poussée.

2.       Le but peut porter sur la volonté de sécher l’air comprimé de manière peu poussée mais avec une grande fiabilité.

3.       On peut enfin, avoir pour but de sécher de manière à la fois particulièrement poussée et particulièrement fiable.

On atteindra ces buts en mettant des sécheurs en série. Dans cette leçon, les sécheurs en série sont eux-mêmes intégrés à des modules de production d’air comprimé fonctionnant en parallèle, mais ce qui est important c’est :

·         La mise en série des sécheurs.

·         La possibilité (facultative) de prélever de l’air comprimé de différents  niveaux de qualités afin d’alimenter autant de « sous-réseaux ».

Pour comprendre la suite, nous devons préciser tout de suite qu’il existe 3 ou 4 grandes familles de sécheurs d’air comprimé, qui ont, en termes de buts, les caractéristiques suivantes :

·         Les sécheurs par adsorption (SA) : séchage poussé, relativement fiable par temps chaud, et séchage adapté si le réseau d’air comprimé traverse des zones froides (températures inférieures à 0°C) ou des moteurs pneumatiques utilisant la détente avec fourniture de travail.

·         Les sécheurs frigorifiques (SF) : séchage moyennement poussé, relativement peu fiable par temps chaud et inadapté si le réseau traverse des zones froides ou alimente des moteurs pneumatiques utilisant la détente avec fourniture de travail.

·         Les sécheurs par déliquescence (SD) ou par membrane (SM) : séchage éventuellement peu poussé sans température de rosée sous pression de consigne bien définie, mais assez fiables.

On notera, au début de cette troisième leçon, que nous utilisons des connaissances comme la « consigne de température de rosée sous pression » qui n’ont pas été présentées dans les leçons précédentes. De même, on n’a pas parlé dans les leçons 1 et 2 des composants de type « sécheurs par adsorption »!

D’autres leçons relatives aux composants seront mises à votre disposition.  D’autre part, le cours présentiel sera utilisé pour nous assurer que vous avez bien acquis ces connaissances fondamentales telles que les grandeurs et

La démarche de cette troisième leçon est de poursuivre dans la « voie des buts et des schémas ». Peu importe si certaines connaissances fondamentales vous manquent encore, ou si vous ne les possédez que de manière un peu incertaine ! Vous allez apprendre à raisonner en termes de « buts de haut niveau » et de schémas d’installations plus ou moins adaptés à ces buts de haut niveau.

Vous comprenez maintenant, même si certains détails vous échappent, qu’il y aura trois schémas (ou même un peu plus !) de type CRSS répondant aux trois buts exposés ci-dessus :

1.       Séchage poussé en deux étapes non redondantes : CR-SF-SA

2.       Séchage moyen redondant pour plus de fiabilité : CR-SF-SF ou CR-SD ou CR-SM

3.       Séchage poussé redondant pour plus de fiabilité: CR-SA-SA

Comprendre le fonctionnement du schéma (CR(SS)i)j ou CRSSij

Nous allons maintenant examiner des schémas souvent rencontrés et répondant à ces buts.

Nous examinerons les situations qui, dans le passé, ont justifié qu’un Concepteur ait recours à l’un ou l’autre de ces schémas : il s’agira d’une forme de « retour d’expérience ».

Si vous êtes Concepteur, cela pourra éventuellement vous être utile : dans chaque industrie, on s’efforce de définir des « standards » applicables de manière quasi automatique, voire impérative. Parfois, cela ne réussit pas parfaitement, par exemple quand un cimentier impose en Grèce, sur un site où la probabilité d’avoir des températures négatives est de quelques heures par an, des solutions techniques et des schémas issus d’un retour d’expérience en France ou au Canada !

Si vous êtes Exploitant, cela pourra vous permettre de comprendre que certaines des difficultés que, peut-être, vous rencontrez ou risquez de rencontrer ont pour cause une Expression Fonctionnelle des Besoins insuffisante ou une erreur de conception.

Présentation du schéma CRSS

 

Voici une exécution possible du schéma CRSS :

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Vous pouvez demander la suite de cet article à l'adresse : cbernard@airprofil.com

 


(CiRjSk) : Une introduction au stage AirProfil sur la conduite des installations d’air comprimé

Préparer votre cours présentiel en travaillant sur ce document et en suivant la chaîne d’AirProfil

Par François BOUTEILLE

Rédaction initiale : 28/01/2018

MAJ : 28/01/2018

Gérant de la SARL AIRPROFIL – Lieu-dit Les Robins – 86260 Angles sur l’Anglin

Tel : +33 (0)6 12 156 155 – Inscriptions : www.airprofil.fr ou +33 (0)5 49 48 35 43

 

Une méthode de notation originale

Nous avons commencé cette série de MOOCs par un schéma extrêmement simple, le schéma (CRS) i que nous noterons désormais plus simplement CRSi.

On peut  certes simplifier encore CRSi en spécifiant :

·         L’indice i = 1 : on ne dispose que d’un seul compresseur, d’un seul réservoir tampon et d’un seul sécheur d’air comprimé.

·         Le volume sous pression R = 0 : CRSi devient alors CSi. On a supprimé le réservoir tampon autonome, même si il y a toujours un certain volume de réseau qui fait, plus ou moins bien, office de « réservoir tampon ». Assez souvent, le compresseur sera alors un compresseur à vitesse variable ou un très petit compresseur fonctionnant en Tout Ou Rien, comme dans un garage.

·         On peut encore supprimer le sécheur, obtenant un schéma CRi ou Ci.

·         On peut enfin supprimer tout et obtenir un schéma « vide » qu’on pourrait représenter par deux parenthèses sans rien entre elles (). Ce sera le cas d’une entreprise alimentée par une entreprise voisine, souvent à travers un compteur de Nm3.

(…)

Ce qui nous semble important dans cette question de la notation abrégée des installations d’air comprimé, c’est qu’elle sera utilisée par les divers métiers pris en compte dans les formations AirProfil, et qui sont, rappelons-le, les 5 métiers cités dans la norme ISO 50001 relative au management de l’énergie :

·         Des acteurs comme le Directeur ou l’Acheteur utiliseront des schémas peu détaillés et auront plutôt une approche décrivant les services attendus d’une installation d’air comprimé et s’intéressant au prix de ces services ou au coût leur indisponibilité.

·         Les autres acteurs, le Concepteur, l’Exploitant et l’Auditeur rentreront beaucoup plus dans les détails, mais pas forcément dans les mêmes détails !

 

Après avoir consacré le premier de nos MOOCs à l’analyse d’un schéma modulaire particulièrement simple, le schéma CRSi, nous allons consacrer ce deuxième MOOC à la présentation d’un schéma alternatif : CiRjSk.

 

CiRjSk : un schéma de fabricant de sécheurs d’air comprimé

Nous avions nommé le schéma CRSi un schéma de fabricant de compresseur d’air, parce qu’il tendait à imposer, sauf à introduire des interconnexions rapidement complexes, l’achat d’un compresseur de plus !

Le schéma alternatif CiRjSk a souvent été proposé et défendu par des fabricants de sécheurs qui défendaient l’idée que comprimer de l’air et traiter de l’air comprimé sont deux métiers différents.

 

Voyons comment ce schéma fonctionne sur un exemple de centrale d’air comprimé :

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Participez à la collecte AirProfil de retour d’expérience sur les pannes de compresseurs d’air et de sécheurs

François BOUTEILLE (AirProfil), à Angles sur l’Anglin le 6 décembre 2017

Des notices d’utilisation sans pannes de compresseurs !

Evènement initiateur

Au cours de l’été 2017, j’ai passé quelques jours dans une cimenterie du sud de la France pour une « campagne » de détection de fuites d’air comprimé.

J’ai l’occasion de parcourir le manuel d’utilisation et d’entretien d’un des compresseurs d’air du site.

Je découvre alors que sur les 380 pages de la notice, le dépannage n’occupe qu’une page et demie.

Je suis intéressé. Ce que les fabricants de compresseurs d’air ne font plus, AirProfil pourrait le proposer !

En quête de l’information cachée

Un commercial d’un autre fabricant européen de compresseurs d’air me confirme qu’il y a sans doute encore moins de « trouble shooting » dans les notices d’entretien des compresseurs d’air qu’il vend.

Il m’explique que les clients ne se fatiguent plus à diagnostiquer les pannes : « Dès qu’il y a le moindre problème, ils appellent la hot line ! ».

Découverte d’une source d’information

Quelques semaines plus tard, je rencontre le commercial qui représente en France un fabricant indien, ELGI. Ce fabricant prévoit de devenir le numéro 2 mondial dans une vingtaine d’années.

Mon visiteur m’explique que pas mal de sous-composants de ces compresseurs d’air sont « conformes aux standards européens ». Par exemple, les moteurs électriques pourraient bien être allemands !

Il me communique sur une clé USB les « manuels d’utilisation et d’entretien » de ces compresseurs d’air.

Je découvre avec plaisir que la section « dépannage » fait 5 pages dans la version française.

L’expérience des pannes de compresseurs

 

Les pannes de compresseurs d’air et de sécheurs d’air comprimé existent. Même si notre travail est plutôt de mesurer des débits ou de chercher des usages de l’air comprimé que l’on puisse supprimer ou réduire, nous nous sommes naturellement intéressés à ce qui arrête parfois les usines de nos clients !

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, les pannes de compresseurs d’air ou de sécheur ne sont pas toujours détectées rapidement. Quelquefois, la panne de compresseur ou de sécheur n’est pas détectée, et cela peut durer des mois ! Cela surviendra souvent si vous avez plusieurs compresseurs d’air ou plusieurs sécheurs fonctionnant en parallèle.

Il peut arriver aussi que vous ne trouviez pas la vraie panne parce que vous cherchez dans une mauvaise direction.

Donnons un exemple de panne non détectée :

·         Un exploitant de centrales d’air comprimé nous passe commande pour une mesure de débit.

·         Il pense que son client consomme plus d’air comprimé qu’avant, peut-être 1500 m3/h de plus, ce qui n’est pas rien dans une usine qui consomme moins de 5000 m3/h.

·         Le client, une verrerie, n’a rien modifié dans son process et pense que sa consommation d’air comprimé est restée stable.

·         La centrale est équipée d’un compteur. Le débit mesuré n’a pas varié, ce qui semblerait donner raison au client ! Toutefois le technicien d’exploitation n’a pas confiance dans ce compteur.

·         Nous découvrons, en mesurant le débit d’air comprimé en sortie de centrale au moyen d’un débitmètre non intrusif à ultrasons que le compteur existant mesurait très correctement. En fait, c’est le clapet d’aspiration d’un des compresseurs qui était resté bloqué en position fermée !

·         Une simple mesure d’intensité aux bornes du compresseur permet de diagnostiquer, dans la plupart des cas, cette panne particulière : ça aurait coûté moins cher qu’une campagne de mesures d’une semaine par AirProfil !

Ce petit retour d’expérience montre plusieurs choses intéressantes :

·         Un technicien de compresseurs d’air n’a pas spontanément confiance dans le débitmètre qui vérifie la performance de ses compresseurs d’air. En cas d’écart, il pense que c’est le compteur qui est en panne. Mais ça, nous le savions déjà !

·         Une avarie banale, le fait qu’un clapet d’aspiration de compresseur à vis reste bloqué fermé, n’est plus mentionnée dans certains manuels d’utilisation et d’entretien des compresseurs d’air !

Etablir le schéma de principe et la liste des composants

Dans une installation de fluides existante, on peut toujours établir assez facilement deux documents :

·         Un schéma de principe de l’installation.

·         Une « nomenclature », c’est-à-dire une liste de composants associée au schéma.

 

 

Quand nous disposons d’une installation à visiter, comme cela a été le cas lors du stage Eau Chaude Sanitaire et Traitement d’Eau de novembre 2017 à Evry, nous demandons à nos stagiaires de la visiter et d’établir ces deux documents :

 

 

 

 

Ensuite, ils passent au tableau pour présenter ce qu’ils ont relevé et jouer à des sortes de « jeux de rôles » - en fait des « jeux sérieux » :


Recherche des causes « en profondeur d’abord »

Si on part de la liste des composants, on peut examiner, pour chaque composant, la liste de ses modes de défaillance.

On peut se faire une idée des modes de défaillance si on peut trouver ou construire une liste de sous-composants.

Vous avez le droit de considérer votre compresseur d’air comme un « composant » ou, au contraire, comme un « sous-composant » de votre centrale d’air comprimé, à côté du réservoir et du sécheur.

De même, peu importe que vous considériez votre centrale d’air comprimé comme un « composant » ou comme un « sous-composant » de votre installation d’air comprimé, à côté de votre réseau de distribution et de vos usages de l’air comprimé.

Ce qui nous importe, c’est qu’une partie des avaries de composants sont causées par la défaillance ou le mauvais réglage d’un sous-composant.

Par exemple, si un purgeur de condensats est bouché ou bloqué sur votre sécheur frigorifique, alors votre séchage est moins performant ou pas performant du tout !

Recherche des causes « en largeur d’abord »

 

Si on part du schéma de principe de l’installation, on pourra souvent découvrir des pannes sur un composant dont la cause est le dysfonctionnement ou l’avarie d’un autre composant.

Cet autre composant peut être situé :

·         En amont sur le schéma,

·         En parallèle,

·         En aval.

Par exemple, si votre centrale est mal ventilée, ou si le refroidisseur du compresseur d’air est encrassé, alors votre séchage fonctionnera moins bien ou pas du tout.

Appel à contribution pour les stages AirProfil de Conduite des Installations de Fluides

AirProfil a un certain retour d’expérience, mais évidemment imparfait :

·         Pour la recherche de causes « en largeur d’abord », nous avons acquis un réel savoir-faire en mesurant dans des milliers d’installations de fluides. Nous connaissons aussi assez bien le domaine des erreurs de mesures, que nous combattons de notre mieux !

·         Pour la recherche de causes « en profondeur d’abord », nous écoutons ce que nous disent nos clients, mais vous en connaissez peut-être plus que nous sur tel ou tel sous-composant !

Dans les deux cas, AirProfil vous appelle à participer à la collecte de « retours d’expérience » sur les pannes de compresseurs d’air et de sécheurs.

En fait, nous sommes intéressés par toutes vos pannes sur tous vos fluides !

Les participants auront droit à des réductions sur les stages d’AirProfil et, le cas échéant, pourraient les animer avec nous.

Faites-vous connaître !

Contacts :

François BOUTEILLE (Gérant d’AirProfil)

Tel: +33 612 156 155

fbouteille@airprofil.com

Christine BERNARD (Responsable Administrative)

Tel: +33 5 49 48 35 43

 

cbernard@airprofil.com


Campagnes de Mesures de la Qualité de l’Air Comprimé

 

Par François BOUTEILLE, Gérant d’AirProfil, à Angles sur l’Anglin, le 4 décembre 2017

Les mesures de la qualité de l’air comprimé

Vous êtes amenés à mesurer la qualité de votre air comprimé dans diverses situations :

1.       Votre air comprimé est au contact direct ou indirect d’un produit alimentaire ou pharmaceutique que vous fabriquez :

a.       vous appliquez souvent, en base, la norme ISO8573 qui exige une mesure de la teneur en particules, de la température de rosée sous pression et de la teneur en huile.

b.       Parfois, notamment si vous fabriquez des solutions injectables, vous devez aussi mesurer la teneur en CO2, un gaz qui risque d’acidifier votre produit.

2.       Votre air comprimé doit avoir la qualité « air pour instruments » - un référentiel bien moins exigeant. La température de rosée sous pression doit être plus basse de 10 à 15°C que la température ambiante locale minimale – et inférieure à +4°C.

3.       Votre air comprimé est utilisé pour produire du travail mécanique, ce qui abaisse fortement la température de fin de détente et peut causer un bouchage de l’échappement :

a.       Cet aspect est assez peu connu mais occasionne des arrêts de certains composants tels que les pompes à membranes qui injectent de l’urée dans les fumées des incinérateurs d’ordures ménagères, par exemple.

b.       Si votre pompe pneumatique fait un bruit de seau à glace et si vous voyez apparaître des cristaux de glace sur son silencieux d’échappement, c’est que vous pourriez avoir un problème !

AirProfil mesure depuis longtemps ces divers paramètres mais a investi en avril 2017 pour renouveler complètement ce parc de capteurs, les compléter par des enregistreurs numériques et les monter sur un joli chariot !

L’investissement a été de 35 k€ hors TVA auquel il faut ajouter 2 k€/an pour les réétalonnages périodiques.

Nous allons vous présenter ici un premier bilan des aspects techniques des 8 premiers mois d’utilisation de ces capteurs.

Réalisation de campagnes de mesures par AirProfil selon la norme ISO8573

Dans certains cas, vous souhaiterez installer à poste fixe tout ou partie des capteurs :

·         Un compteur de particules à diode laser similaire à ce qui est utilisé dans les salles blanches

·         Un hygromètre capacitif

·         Une sonde fournissant la teneur en huile résiduelle en temps réel

Une campagne de mesures sur site permettra éventuellement de vérifier vos capteurs par comparaison avec des capteurs étalonnés depuis moins d’un an. Ceci peut s’avérer utile si vous avez choisi de réétalonner vos capteurs tous les 3 ans, par exemple.

Parfois, vous déciderez de procéder à des mesures périodiques, tous les mois, tous les six mois ou tous les ans. Ceci peut constituer une démarche raisonnable si vous souhaitez contrôler plusieurs points de prélèvement d’air comprimé.

Voici les caractéristiques générales des capteurs qu’AirProfil met en œuvre pour ces « campagnes de mesures » :

·         La teneur en particules est mesurée par classe de granulométrie à partir de 0.1 micron. C’est nouveau : précédemment on ne descendait guère en-dessous de 0.3 ou 0.5 micron et le comptage était très imprécis (30% d’incertitude) à 0.3 micron.

·         La température de rosée sous pression est mesurée très classiquement entre -80 et +20°C.

 

·         Il y a un énorme progrès en ce qui concerne la mesure de la teneur en huile : dans le passé, nous utilisions des « impacteurs » mieux adaptés à la détection d’une concentration d’huile élevée (de l’ordre de 0.1 mg/m3) qu’à la mesure d’une concentration plus basse (à partir de 0.01 mg/m3).

 

 

 

 

 

Avec ces nouveaux moyens, AirProfil peut rédiger rapidement un rapport vous donnant, de manière indépendante du fabricant ou de l’exploitant, la « classe de qualité » de votre air comprimé selon la norme ISO 8573.

AirProfil peut vous proposer cette prestation en France et en Wallonie. Un des ingénieurs d’AirProfil habite dans les « Hauts de France » !

 

 

 

Cas particulier de la température de rosée

Après quelques mois de pratique, certains aspects du mesurage ont attiré notre attention et ont paru susceptibles d’intéresser les clients d’AirProfil et les visiteurs du site www.airprofil.fr.

En premier lieu, il faut pas mal de temps pour mesurer la qualité de l’air comprimé :

·         La mesure de teneur en huile met plus d’une heure pour se stabiliser. Il faut chauffer le « four ».

·         La mesure de la température de rosée sous pression sur un sécheur par adsorption met beaucoup de temps aussi pour se stabiliser, surtout si la température de rosée est basse.

Ce qui s’est révélé particulièrement intéressant c’est que, parfois, la température de rosée ne se stabilise pas !

 

L’enregistrement de température de rosée sous pression réalisé récemment par AirProfil dans un site cimentier explique pourquoi, même si vous attendez patiemment que votre mesure se stabilise, vous voyez parfois la valeur mesurée remonter :

 

 

 

On voit sur cet enregistrement la courbe temporelle de température de rosée sous pression (en °C) mesurée en sortie de sécheur par adsorption :

·         La durée du demi-cycle de ce sécheur est égale à 6 heures : il s’agit d’un sécheur à apport thermique.

·         Lors de la mise en service d’une colonne régénérée, la température de rosée est nettement inférieure à -40°C.

·         La valeur mesurée monte, après un palier bas de quelques heures, à 0°C, voire à +10°C.

·         Ceci signifie qu’après un bon séchage sur environ 3 à 4 heures, la qualité de l’air comprimé se dégrade fortement.

On peut imaginer plusieurs raisons à une telle performance : la plus simple serait d’envisager un sous-dimensionnement du sécheur, ce qui survient si le débit est trop grand, la température de l’air comprimé trop élevée ou la pression de l’air comprimé trop basse.

Ce qui nous intéresse ici n’est pas d’analyser la cause de cette variabilité de la qualité de l’air comprimé, mais plutôt de réfléchir au mode de mesurage mis en œuvre, puisque c’est la prestation qu’AirProfil vous propose :

·         Il semble clair qu’une mesure ponctuelle de la température de rosée ne permettra pas toujours de caractériser la qualité de l’air comprimé d’un site.

·         Sur un site cimentier, la performance mesurée ci-dessus pourrait poser problème en hiver, en cas de risque de gel des condensats.

·         S’il s’était agi d’un site « alimentaire », pour lequel on recommande une température de rosée sous pression inférieure à -40°C, alors on aurait risqué de mesurer -45°C pour une première campagne et +10°C lors de la campagne suivante, et de manière tout à fait aléatoire.

Si vous êtes d’accord, AirProfil vous proposera de prolonger les enregistrements de la qualité de l’air comprimé – et en particulier de la température de rosée sous pression – sur au moins deux demi-cycles de sécheur. Dans le cas d’un sécheur par adsorption sans chaleur, cela prolonge les enregistrements sur environ 12 minutes. Mais dans le cas d’un sécheur par adsorption avec apport thermique cela durera plutôt 12 heures, ce qui est parfois un peu long !

Acquérir des connaissances à l’occasion des Campagnes de Mesures pour vous les restituer à l’occasion des stages de formation AirProfil

Les connaissances que nous vous avons présentées dans ce petit article pourront faire l’objet d’un stage annuel « pratico-pratique » dans notre atelier d’Angles sur l’Anglin dès l’année 2018.

AirProfil y dispose d’un bâtiment qui abritera prochainement :

·         Un ou deux compresseurs à vis lubrifiées (de petite puissance mais suffisants pour des mesures de la qualité de l’air comprimé !)

·         Un sécheur frigorifique

·         Un sécheur par adsorption « sans chaleur »

·         Des filtres de différents grades en parallèle et en série

Vous y apprendrez à mesurer la qualité de l’air comprimé:

·         Stage Mesure Qualité Air Comprimé (M/QAC)

·         Durée une journée

Vous y apprendrez aussi, si vous le souhaitez, à conduire et entretenir une centrale d’air comprimé : Stage Conduite

·         Stage Conduite Qualité Air Comprimé (C/QAC)

·         Prérequis : (M/QAC)

·         Durée : une journée

Ces stages sont des stages de niveau 4 dans le « catalogue » de stages air comprimé d’AirProfil :

·         Les stages de niveau 1 sont des stages théoriques « de base » en salle de formation avec visite initiale d’une centrale d’air comprimé : si vous n’avez pas de centrale à visiter, alors ce stage aura lieu à Angles sur l’Anglin.

·         Les stages de niveau 2 sont aussi des stages théoriques en salle de formation, mais plutôt destinés à des techniciens ou des ingénieurs ayant une fonction d’encadrement et acceptant un certain recours aux mathématiques pour des calculs techniques.

·         Les stages de niveau 3 sont des stages non seulement « théoriques » mais même « intellectuels » où on abordera, par exemple, des questions comme l’expression fonctionnelle du besoin (le travail des acheteurs), l’analyse fonctionnelle de l’installation (le travail des concepteurs) ou encore le choix d’indicateurs de performance (le travail des gestionnaires).

Les stages de niveau 4, dans la vision d’AirProfil, sont les seuls stages « pratiques » où vous mettrez en œuvre des instruments de mesures (débitmètres non intrusifs à ultrasons pour les gaz, tubes de Venturi, mesures de qualité de l’air comprimé).

Vous pourrez aussi démonter (et si possible remonter !) nos compresseurs, nos sécheurs et nos filtres !

 

Il est recommandé d’avoir suivi au moins un stage de niveau 1 avant d’aborder le niveau 4.

 

Contact

Pour consulter AirProfil en vue d’une campagne de mesures de la qualité de votre air comprimé ou d’un stage « pratico-pratique » de mesure de la qualité de l’air comprimé ou de conduite de la qualité de l’air comprimé, merci de contacter :

·         Christine BERNARD

·         Tel : +33 (0)5 49 48 35 43

 

 

·         cbernard@airprofil.com


Mise à jour et représentation des schémas des réseaux

de distribution des fluides industriels

 

 

 

La prestation consiste à effectuer le relevé du réseau sur site, à partir du plan de masse existant et à représenter les informations relevées sur site :

 

-          Emplacement des conduites en spécifiant leur diamètre et le type de matériau

-          Emplacement des auxiliaires essentiels à la maintenance du réseau comme les purges, les vannes d’isolement, réservoirs, systèmes de traitement

 

Cette prestation s’effectue en deux étapes :

 

-          Un travail de terrain qui permet de représenter les réseaux et auxiliaires sur le plan de masse que vous devrez nous remettre sur format papier et sur format informatique (si possible). Selon la complexité du site, cette étape peut durer entre 1 à 15 journées.

-          La représentation de ces relevés dans un logiciel de dessin. Pour une journée de relevé, il faut compter une demi - journée de représentation.

 

 

Livrables :

Plan du réseau sous format Autocad.

 

 

 

Afin d’estimer la charge de travail, nous avons besoin de réaliser une visite des installations. N’hésitez pas à nous contacter pour tout besoin dans ce domaine !